Simon-Pierre,
Il est 2h51, je viens tout juste de finir ton roman et j'ai beaucoup aimé. Félicitations, j'admire beaucoup ça que tu aies mis en mots tout ces évènements, ressentiments. Je n'en suis pas capable, ou plutôt je ne suis pas capable d'écrire d'une manière si réaliste tout en ayant ton essence, ta touche personnelle, ton humour, tes mots bien choisis. J'aimerais être capable de faire ce que tu as écris, j'ai le syndrome de la page blanche dans le tapis.
En dormant, j'oublie souvent ce que je voulais dire alors je préférais te l'écrire. Comme je te l'ais déjà dit, je ne suis pas bonne en critique. On m'a seulement appris à aimer ou à ne pas aimer. On m'a jamais demandé ce que je pouvais aimer ou ne pas aimer (pour l'art tu t'en sors bien si tu parles des couleurs, du cadres, du nom, des matériaux, mais ça devient compliqué... en écriture, il n'y a pas de couleurs, ni de cadres, seulement un titre, séparé en paragraphes, en chapitre et parfois avec une image où 2, tu peux parler de l'auteur aussi, mais si personne t'apprends à critiquer tu le fais tout croche), alors voilà. Je ne crois pas pouvoir critiquer l'histoire, c'est une chose qu'on ne peut pas changer, c'est arriver comme ça et c'est comme ça que ce devait se passer. J'écris et je suis certaine que ce n'est vraiment pas intéressant, mais pour une fois je me sens à l'aise d'écrire quelque chose de m'attarder de parler d'une chose.
Je te découvre jour après jour et j'aime beaucoup ça, tu es vraiment quelqu'un qui fait bon de connaître et d'apprendre à connaître (encore là je ne suis pas très bonne en compliment). J'ai hâte à mercredi, j'ai hâte aux pièces le 13 janvier, le 10 mars et le 28 avril, j'ai hâte à notre emménagement, je crois que sans vouloir faire cucul, c'est là que je vais réellement commencer à vraiment vivre comme bon ME semblera. Mon style vestimentaire changera, c'est clair, je ne porterai plus de Tommy Hilfiger a 78$ le chandail + taxes, ni des polos Lacoste à 120$, fini la vie de bourgeoise plate avec 4 télévisions dans la maison, 6 téléphones (quand on est 4), fini les nouveaux manteaux d'hiver à chaque année, fini le steak à chaque semaine l'été, fini mon père qui m'achètent des livres à la tonne sans jamais regarder le prix (DVD aussi, CD aussi), fini les voyages à Cuba, Mexique, Paris, Québec et tout ça dans des hôtels 4 étoiles et demi ou 5. Fini les soupers au bâton rouge à 100$ pour 4 personnes, fini les relations froides. Fini les parents aveuglent qui voit que je n'allais pas bien l'année dernière. Ah! Je pourrais avoir envie de me suicider et il ne le verrait même pas. L'année dernière, une chance qu'on habitait pas au Texas, sinon j'm'aurais foutu une balle dans le crâne (wow, les émotions reviennent ça faisait longtemps). J'en est des frissons. Maintenant que je vais bien, je n'ai pas envie de re-aller mal. Malheureusement, à cause de ça je deviens hystérique quand je me chicane avec mon père. Je crie, je pleure, je crie, je pleure. JE CRIE??? Une chance qu'il n'y a pas de caméra pour filmer mon hystérie. Je déteste crier. Je ne crie jamais. Plus on vieillit et plus nos défauts sont apparents, ça me fait peur.
Comme je le disais l'autre jour, j'aimerais avoir un ami auquel je peux compter, sans avoir à aller vers cette personne. Qui m'appelle, qui m'écrit, avec qui je sois à l'aise, avec qui je pourrais parler des heures et pas seulement d'Occupation Double ou du tour du chapeau de CAMELLERI de la veille. J'ai hâte de rencontrer quelqu'un comme M. Laperrière mais en 40 ans plus jeune. Je suis charmé par les connaissances, par le parler des gens, par leur aisance d'argumenter. Je suis charmée par les gens qui savent des choses et qui FONT des choses. Le Statut Quo est une chose qui m'ennuie, qui me fâche aussi. Je me demande ce que serait mon roman à moi, même que je me demande ce que serait le roman de chaque personne que je connais. Chaque roman serait différent. Certains seraient plus difficile que d'autre à comprendre (je pense ici à Xavier). D'autres se forcerait probablement à utiliser un langage soigné dont je ne comprendrais pas un traitre mot (je pense ici à Julie ou Roxanne ou Raphaël ou Sabrina (quoi quelle est parfois très lisable aussi). Certains recommencerait 1000 fois avant d'enfin écrire une ligne et finalement abandonner (Je pense à moi). J'aimerais savoir ce que ce serait pour John. En secondaire 3, quand j'ai réellement commencé à parler à John je souhaitais pour de vrai et par-dessus tout qu'il soit mon VRAI frère (En passant, j'ai rencontré Charles-Étienne sur un site d'élevage de mouton virtuel... bizarre han?).
Finalement, ma critique pourrait se résumer à : J'ai beaucoup aimé, c'était intéressant de relire des évènements dont je me rappelle avoir entendu parler vaguement, de le lire de ta « plume » était spécial haha. J'aime ta manière d'écrire, tu maitrise bien je trouve tu peux autant être explicite en utilisant un vocabulaire plus ou moins familier, tout en poussant un peu plus la donne pour y aller avec un langage plus soutenu, vocabulaire plus recherché et j'aime beaucoup les petites histoires qui s'entrecroisent, que tu reviens ajouter des points plus tard dans le roman. Je ne sais pas quoi dire d'autre, j'aimerais ajouté des points, mais comme je t'ai expliqué ci-haut je n'ai pas de bonnes capacités à expliqué/critiqué. Tu m'as fait rire quelques moments dans ton roman, je ne ris pas souvent (sauf dans ma tête) lorsque je lis des livres, je me suis surpris à réellement rire quelques fois (je ne sais pas si c'était un point important, mais bon).
J'espère que ça ne te dérange pas de mettre la semi-critique et état d'âme sur mon blog (minable), c'est ma seule manière de m'ouvrir par écrit et je le fais très mal en plus alors voilà, au moins plus personne vient faire un tour ici alors c'est comme un vrai journal pas vraiment intime. Je m'excuse d'avoir mélangé mes états d'âmes. (J'ai fini, il est 3h33, fait un v½ux).